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Historique de la Galerie Les Oréades, Paris Moscou
Entretien avec Lilia Slavinskaïa, Co-Directrice de la Galerie Les Oreades

Lilia Slavinskaïa, que signifie le nom de la galerie, les Oréades ?
Le nom de la galerie a pour origine la mythologie grecque. Les Oréades, du grec oreos, montagne, signifie nymphes des montagnes.

Comment est née la galerie en France?
La première galerie Les Oréades a été fondée à Luchon, dans les Pyrénées en 1982 par Edmond Rosenfeld, pianiste concertiste français. Inspirée par la magie des lieux et des montagnes avoisinantes, il a choisi dinvoquer les nymphes des montagnes pour nommer sa galerie.

Quelle est lorigine de votre collaboration avec Edmond Rosenfeld ?
Jai rencontré Edmond Rosenfeld en 1989 à Luchon. Il était alors à la tête de trois galeries en France, à Luchon, Paris et Toulouse. Suite à notre rencontre, il a entrepris la même année un voyage en Russie, qui la décidé à faire connaître en France les peintres russes. De là, une coopération fructueuse débuta en 1990 entre des artistes russes et la galerie. Nous considérons ainsi cette date comme l'année de création de la branche russe des " OREADES ", au départ dirigée par mes soins. Elle est désormais placée sous la direction générale d'E. Rosenfeld.

Quels artistes russes avez vous choisi dexposer ?
Parmi nos premiers artistes russes, nous pouvons citer Victor Sorokine, grand peintre de Lipetsk, Vladimir Youkine, leader de l'école de peinture de la ville de Vladimir, Tamara Shilovskaya, artiste monumentaliste de Moscou, ou encore le célèbre maître russe Vladimir Elkonine. Ils ne sont malheureusement plus de ce monde, mais leur oeuvre fait désormais partie intégrante de l'histoire de l'art russe du 20ème siècle.

Ces artistes sont ils connus en dehors des frontières de la Russie ?
Oui, dès le début des années 1990, les Européens ont pu admirer leur travail au sein des expositions internationales, telle que " Europa-Art " à Genève, mais aussi grâce à des expositions d'art annuelles à Paris, Toulouse et Bordeaux.

On dit que nul nest prophète dans son pays. Les artistes russes ont-ils réussi à infirmer ce proverbe ?
Oui, les expositions de la galerie n'ont pas tardé à se développer avec succès à Moscou et la galerie a rapidement pris son essor. Nous avons d'abord exposé dans la maison de l'Union des Artistes de Russie, au 25 de la rue Tverskaya. Depuis 1995, la galerie est située au sein de la Maison Centrale des Artistes, dans la mezzanine où sont regroupées les nouvelles galeries . A l'heure actuelle, plus d'une centaine d'artistes exposent individuellement ou collectivement dans la galerie.

Lilia, quel événement ou quelle exposition considérez-vous comme inoubliable dans l'histoire de la galerie ?
Durant l'été 1997, l'événement " L'été aux OREADES " a proposé pour la première fois l'exposition d'une famille entière d'artistes, à savoir Fedorov, Tchekmarev, Osipov et Favorskaya. En tout soixante artistes y ont participé. Ce qui m'a le plus impressionnée fut que le jour de l'ouverture, nous avons vendu les meilleurs travaux pour une grosse somme d'argent. Ils ont été achetés par deux collectionneurs russes pour leur collection personnelle. Mais ce qui m'a surtout fait plaisir, c'est que ces peintures restent en Russie.

Qu'est-ce qui vous satisfait le plus dans votre aventure riche de plusieurs années dans la galerie ?
Ce qui me plaît certainement le plus est la découverte dun artiste de talent. J'ai découvert récemment Zhak Ikhmalyan (1922-1978). Je crois que c'est un cadeau du destin de l'avoir trouvé. Quel bonheur ! Le travail de Z. Ikhmalyan peut être considéré du même niveau que les meilleurs maîtres du 20ème siècle. J'admire son esprit, son talent et son intelligence. Lorsque nous exposons ses travaux, je suis transportée et jencourage les visiteurs à respecter son oeuvre. J'adore ses toiles, magnifiques, et découvre à chaque fois quelquechose de nouveau dans son travail.

Une question plus difficile : qu'est-ce que vous n'aimez pas dans votre travail ?
Ma plus grande crainte est de me retrouver face à des oeuvres de mauvaise qualité ou de rencontrer des artistes ayant une personnalité désagréable. Je déteste l'égoïsme, qui tue tout ce qu'il y a de bon chez une personne et se ressent dans lart. A l'inverse, j'admire la générosité, qui s'avère être un trait de caractère commun à la majorité des grands maîtres.

Lilia, comment évaluez-vous votre travail et lavenir de la galerie ?
Je pense que la galerie possède un fort potentiel. Nous avons créé sa renommée dans le milieu de l'art russe contemporain, mais elle doit être soutenue à chaque instant par un travail actif de notre part. C'est pourquoi nous cherchons constamment de nouveaux moyens afin d'acquérir de l'audience, et que nous renouvelons régulièrement nos programmes d'expositions.

Comment vous y prenez-vous pour cela ?
Nous essayons détendre nos lieux dexposition. En 1999, nous avons eu l'idée de montrer une partie de notre collection dans l'hôtel Marco Polo - Presnia. Il s'agit d'expositions individuelles, avec de nouveaux artistes tous les mois. Le vernissage de chaque exposition est célébré avec un concert de musique classique. Un peu plus tard, la galerie a commencé à exposer au sein du Centre d'Affaires de Paveletskaya. Récemment, nous avons mis en place un programme intéressant, consistant à exposer périodiquement les travaux des meilleurs artistes originaires des provinces russes. Grâce à ce programme, le public moscovite peut admirer les œuvres d'artistes venus de Toula, Iaroslavl, Vladimir, Kostroma, Saratov, Nijnii Novgorod, etc

Quels sont vos projets actuellement ?
Mon rêve absolu reste de créer notre propre collection avec les meilleures oeuvres que nous avons exposés jusqu'à ce jour. Mais malheureusement, nous n'en avons toujours pas eu l'occasion. Je crois qu'assurer un avenir brillant à la galerie est directement relié au fait que nous garantissions des expositions des oeuvres uniques et de grande qualité. Certes, le prix de ces oeuvres augmente avec le temps. Au-delà cette valorisation, nous devons fournir beaucoup d'énergie pour promouvoir chacune d'entre elles, ceci afin résister avec succès à une situation politique et économique en Russie qui n'est pas toujours favorable au développement de l'art.


CONCEPTION DE LA GALERIE "LES OREADES"


La direction générale et artistique de la galerie a été attribuée à deux personnes : le Directeur général, Edmond Rosenfeld, et la co-directrice, Lilia Slavinskaya. Le principal objectif de la galerie est de montrer des travaux-clé de maîtres de la seconde moitié du 20ème siècle et de la période contemporaine. Il s'agit d'œuvres réalisées par des peintres, des artistes graphiques, ainsi que des sculpteurs, guidés dans leur art par le développement d'une pensée artistique et de valeurs esthétiques actuelles.

Tout au long de ses 15 années d'existence, la galerie a contribué au développement fructueux de maîtres reconnus, tels que Piotr Dik, Vladimir Ioukine, Michael Anikieev, Boris Kotcheichvili, Iouliï Perevezentsev, ou encore Sergueï Chomine. De plus, un autre objectif important de la galerie est de poursuivre la quête et la découverte de nouveaux noms. Parmi les artistes découverts par la galerie figurent notamment Jacques Ikhmalyan, Tamara Chilovskaya, Viktor Sokorine, Aron Bukh, Eugène Jidkov et Anatoly Pourlik.

Les travaux de la galerie reflètent à bien des égards une nouvelle ligne moderniste, largement guidée par le modernisme russe et étranger issu du 20ème siècle. Il ne s'agit cependant pas d'une reproduction passive de traditions reconnues et stables, ni d'expériences d'une avant-garde radicale. La ligne moderniste s'avère être intéressante et cohérente avec la collection de la galerie. On retiendra notamment les travaux "néo-symbolistes " d'Ikhmalyan et de Kotcheichvili, les canevas " neo-expressifs " de Bukh et de Sokorine, les dessins " néo-classiques " de Chilovskaya, les compositions " néo-abstraites " de Perevezentsev, de Jidkov et de Lantsev, ainsi que les fantaisies " néo-métaphysiques " de Dik et de Medvedev.

La stylistique des œuvres exposées ne se limite pas à l'art figuratif, et inclut aussi bien des œuvres abstraites. Les principaux critères de sélection intègrent le professionnalisme avéré de l'auteur, le haut niveau de culture que recouvre son art, et l'originalité de son expression artistique.

L'un des principes de base de la politique d'exposition de la galerie reste d'etablir des relations de long terme avec les artistes. La galerie vise à montrer la dynamique de leur développement professionnel dans le cadre d'expositions individuelles ou collectives, en Russie et à l'étranger. Au-delà, la galerie travaille avec l'héritage de maîtres du 20ème siècle, certes moins connus, mais au talent indiscutable, et elle contribue à une actualisation de leur travail dans le cadre de la culture contemporaine. Enfin, une série d'expositions dédiées au travail des meilleurs maîtres originaires des provinces russes peut être considérée comme une nouvelle ligne directrice parmi les nombreuses autres activités de la galerie.

Ainsi, la conception des " Oréades " recouvre des questions de stylistique, des critères de haute qualité concernant la sélection des œuvres d'art, mais aussi les principes basiques de sa politique d'exposition. Tout ceci confère à la galerie une place certaine dans l'espace institutionnel de l'activité artistique.




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